COP21 : les énergies renouvelables s’envolent, les fossiles s’essoufflent

Introduction

Alors que les négociations entrent dans le vif du sujet, les signes d’une bascule irréversible des énergies fossiles vers les renouvelables se multiplient et s’accélèrent. Après le lancement de l’Alliance solaire internationale à l’initiative de l’Inde, les pays africains se sont engagés à atteindre 300 GW d’énergies renouvelables d’ici 2030, ce qui doublera leur capacité de production énergétique actuelle et la rendra propre à 100%. A mesure que la dynamique pour une décarbonation totale progresse, rassemblant les pays riches et pauvres, de nouveaux chiffres montrent que que le charbon et les autres énergies fossiles sont sur une pente descendante encore plus rapide que prévu, avec une baisse de la demande en charbon qui pourrait atteindre 4% cette année. Devant une demande qui décline et un risque qui s’accroit, les investisseurs battent en retraite et des banques comme Morgan Stanley, Wells Fargo et ING font partie des dernières institutions à avoir annoncé leur suppression au financement du charbon, portant le montant à 3400 Mds de dollars, soit 50 fois plus qu’il y a un an. Un nouveau rapport souligne le besoin urgent d’accélérer encore ce mouvement, puisque les centrales à charbon en fonctionnement feront grimper les émissions à un niveau de 150% plus élevé que ce qui est nécessaire pour rester sous la limite des 2°C à moins d’être mises hors exploitation. Quant à celles en projet, si elles étaient construites, elles aboutirait à une hausse de 400% trop élevée. L’attention se focalise donc sur des pays comme la Turquie, le Japon et l’Australie qui s’accrochent au charbon malgré le danger qu’il représente pour la santé, les communautés et le climat. Elle se porte aussi sur les banques qui n’ont pas pris la mesure de cette évolution et continuent de financer des projets polluants d’énergie fossile. A moins que ces derniers accros au charbon se débarrassent eux-mêmes du charbon, du pétrole et du gaz rapidement, ils risquent de rester encalminés dans un passé aux énergies sales tandis que le reste du monde s’empare d’une transition juste vers une ère d’énergies renouvelables qui, comme le

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  • “Il est de plus en plus évident que le monde a dépassé le pic de consommation de charbon et que son appétitpour le charbon thermique faiblit. Cette tendance a pris une nouvelle ampleur en 2015, comme l’indique l’effondrement de la consommation dans les marchés clés. Ce phénomène est largement lié à l’innovation technologique et a-à la baisse rapide des coûts dans les secteurs des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. Il est également lié à l’émergence de politiques et de stratégies d’investissement prenant acte de la transformation en cours et de l’opportunité à saisir maintenant.” – Tom Sanzillo, directeur financier de l’ IEEFA
  • “Il y a une solution pour remédier au trop grand nombre de projets centrales à charbon : les annuler.L’énergie renouvelable et des normes de pollutions plus strictes rendent les centrales à charbon osolètes dans le monde entier, et plus tôt une centrale sera  fermée, moins cela sera onéreux.”  Pieter Van Breevoort, Ecofys
  • “ Plus de 100 pays demandent que l’accord de Paris fasse référence une hausse maximum des températures moyennes de 1,5°C. Pourtant, la production électrique des centrales à charbon existantes dépasse largement ce scénario. En même temps, nous savons que des pays émergents comme l’Inde gagneraient beaucoup à réduire la pollution de l’air et d’autres problèmes de santé dont souffrent leurs populations.” – Bill Hare, Président de Climate Analytics
  • “Il est peu probable que toutes ces centrales à charbon prévues soient effectivement construites, d’autant plus que des alternatives bas carbone deviennent économiquement compétitives. Si les renouvelables se développent au rythme aujourd’hui attendu, de nombreux projets pourraient devenir des actifs échoués, ou devoiR fonctionner dans des circonstances financières difficiles.”  – Markus Hagemann de NewClimate Institute
  • “Les renouvelables sont en plein boom ici à Paris – les pays vulnérables veulent que l’accord fixe un objectif de 100% d’énergie renouvelables, l’Inde a lancé une alliance pour le solaire destinée à booster les progrès technologiques dans les pays pauvres et l’Afrique s’est engagée à 300 GW d’énergie propre d’ici à 2030. Si vous aviez dit à quelqu’un à Pékin il y a quelques années si la consommation de charbon ralentirait dans les 10 prochaines années, personne n’aurait cru cela possible. Mais elle a baissé de 2,9M l’année dernière et ralentit encore plus fortement maintenant, avec le développement accéléré des renouvelables. Cela montre à quelle vitesse le changement peut se produire.” – Li Shuo, Greenpeace Chine
  • “Les entreprises et les investisseurs attendent des négociateurs à Paris qu’ils produisent un accord climatique universel qui leur permette de libérer une vague d’investissements dans l’énergie propre. Comme l’ot montré d’autres analyses, s’attaquer de façon efficace au changement climatique présente des opportunités massives non seulement de maintenir la croissance, mais de l’améliorer. Ce rapport montre aussi comment le déploiement de solutions comme les énergies renouvelables bouleverse les modèles économiques existants, en particulier dans l’énergie. Les entreprises et les gouvernements qui résisteront à cette transformation risquent d’être dépassés.”  –  Richard Black, directeur de ECIU
  • “Malgré toute l’énergie positive et les annonces sur des sujets comme la finance pour les pays les moins développés, il n’y a pas eu suffisamment de propositions concrètes ou d’avancées sur des point sclés. La rhétorique est posée. La question est maintenant de savoir si les négociateurs et les les ministres vont aboutir.” – Liz Gallagher, E3G

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