Davos – la remise du climat au rang de priorités internationales

Introduction

Malgré le fait que de nombreux délégués se soient rendus à Davos en jet privé, le Forum économique mondial a été marqué par plusieurs débats sur les changements climatiques. Parmi les grands thèmes, la chute du prix du pétrole et les conditions environnementales ont été adressées lors de ces discussions, et de nouvelles recherches sur le climat et l’économie ont été présentées. La présence du politicien américain Al Gore et du musicien Pharrell Williams a également contribué à l’ampleur de l’élan suite à leur annonce du concert « Live Earth » pour promouvoir l’action climatique. Jim Yong Kim, Président de la Banque mondiale, a encouragé la communauté internationale à soutenir les pays en développement qui subissent les impacts les plus forts des changements climatiques : il a soutenu son point de vue avec des nouvelles données qui affirment que l’année 2014 fut la plus chaude à jour. Toutefois, les entreprises devront redoubler leurs efforts sur les changements climatiques, surtout que plusieurs PDG ont identifié l’instabilité climatique comme risque à considérer dans les affaires. La science ne peut plus être ignorée, il est maintenant temps pour les dirigeants d’agir et enfin décarboniser l’économie mondiale.

Points clés

  • Le climat est enfin au rang des priorités du programme politique mondial. Le changement climatique ne faisait pas partie du programme de Davos depuis quelques années, mais vu que plusieurs délégués sont arrivés en jet privé, il reste quand même beaucoup de travail à faire. Une des priorités est d’arrêter les soutiens publics au charbon, notamment via les agences de crédit aux exportations. La France qui accueillera la COP en 2015 se doit de mettre un terme au soutien qu’elle donne à toutes les centrales sans exception et doit soutenir une même position au niveau européen puis à l’OCDE en mars prochain.
  • La science a parlé — sans action, les impacts sur les entreprises et les investissements seront trop sévères à gérer. Les dirigeants et les entreprises doivent agir immédiatement, surtout que l’engagement politique favorable à la transition énergétique peut assurer une meilleure qualité de vie, selon les constats du rapport New Climate Economy. Les leaders doivent s’entendre sur la voie qui mènera une transition efficace vers une économie soutenue par des énergies renouvelables à 100 % mais qui parle aux intérêts des entreprises aussi. Ces débats ont commencé à Davos, mais devront continuer dans les mois qui suivent et au-delà du prochain COP.
  • Contribuer à l’action climatique est dans l’intérêt commercial des entreprises. À Davos, Johan Rockström, directeur du Stockholm Resilience Centre, a annoncé que la population se retrouve à un point de basculement et ils exigent le soutien à l’action climatique de leurs leaders. De plus, une nouvelle recherche préparée par We Mean Business constate que les investissements dans les secteurs à faible teneur de carbone offrent un retourne sur investissement d’environ 30 % partout dans le monde. La valorisation de ces opportunités est l’une des premières étapes nécessaires pour avancer vers un accord sérieux à Paris en décembre et maintenir le réchauffement climatique en dessous du seuil convenu de deux degrés Celsius.

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Citations clefs

  • « [Dépasser l’objectif des 2 °C de réchauffement] représenterait déjà, même s’il était atteint, des risques significatifs pour les sociétés humaines partout sur Terre ». – Johan Rockström, directeur du Stockholm Resilience Center de l’université de Stockholm
  • « Trouver un moyen pour naviguer à travers ceux-ci avec succès en 2015 est, par conséquent, une priorité cruciale pour chaque leader, pas uniquement pour assurer une croissance durable mais pour rebâtir la confiance. » – Klaus Schwab, fondateur et président du forum économique mondial

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