20 G$ de plus en six ans pour le Québec en réduisant la consommation du pétrole : nouvelle étude

Introduction

Une nouvelle étude dévoile qu’en réduisant la consommation de pétrole de seulement 12 % en six ans, le Québec pourrait générer des bénéfices économiques considérables, ce qui aurait pour conséquence de favoriser le développement régional, de créer des emplois et d’alléger les dépenses des ménages québécois. Selon le rapport, mandaté par le Regroupement national des conseils régionaux du Québec (RNCREQ), le déficit commercial pétrolier représente aujourd’hui près de 5 % du PIB au Québec alors qu’il ne représentait que 1,5 % du PIB en 1995. La publication du présent rapport coïncide avec la tenue du congrès annuel de CanWEA 2014 à Montréal, où l’on consacrera une séance plénière dédiée au développement de l’industrie éolienne au Québec.

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RT@RNCREQ « Le Québec se fait siphonner de l’argent utile pour créer de l’emploi » http://ow.ly/DsqcG via @LeDevoir http://bit.ly/PNPEetude

Points clés

  • En réduisant la consommation de pétrole, cela générerait des bénéfices économiques, favoriserait le développement régional, créerait des emplois et allégerait les dépenses des ménages québécois. (voir ci-haut) Selon les auteurs de cette étude, une réduction de la consommation de pétrole de 12 % dans le secteur des transports en six ans aurait des bénéfices sur la balance commerciale de 1,4 G$ par année dès la première année, augmentant année après année pour atteindre 5,2 G$ en 2020, ce qui représente 19,7 G$ en 6 ans, et la création de 130 000 emplois directs et indirects.
  • Les ménages québécois accordent en moyenne 18 % de leurs dépenses courantes au transport. Le Québec est fortement dépendant de la consommation du pétrole à cause du secteur des transports, qui rend la société québécoise vulnérable à la hausse du prix de cette ressource non renouvelable et fait du Québec un important émetteur de GES. En accélérant la transition énergétique au cours des six prochaines années, les foyers québécois pourront économiser entre 2 000 $ et 4 000 $ par année, suffisamment pour presque doubler le budget accordé aux loisirs des ménages au Québec.
  • En faisant avancer la transition énergétique vers les énergies renouvelables, le Québec pourrait occuper une place importante dans le monde. Le Québec pourrait se positionner en tant que leader dans la transition énergétique en appuyant plusieurs sources renouvelables, et plusieurs entreprises sont prêtes à soutenir son développement. Lors du congrès annuel de CanWEA 2014 à Montréal, plusieurs chefs de file du secteur renouvelable discuteront des moyens de soutenir le développement de l’industrie éolienne au Québec qui, selon certains experts, possède le « meilleur potentiel éolien en Amérique du Nord. »

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Citations clefs

  • « C’est une étude très riche qui s’attarde sur les faits. Elle a le mérite de susciter une réflexion essentielle  sur les opportunités que la société québécoise doit saisir pour réduire de façon intelligente sa dépendance au pétrole. » – Éric Forest, Maire de Rimouski, Président ex-officio de l’UMQ
  • « Pour limiter l’ampleur des changements climatiques, […] il faut réduire les émissions de GES. En période de coupes budgétaires, n’y aurait-il pas lieu de voir s’il y a des convergences dans ces différents objectifs de réduction ? Et si réduire nos émissions nous rendait plus riches ? » – Pierre-Olivier Pineau, Titulaire de la Chaire de gestion du secteur de l’énergie, HEC Montréal
  • « Je suis très heureux de voir cette étude arriver, qui démontre toute la pertinence de s’engager résolument  dans une stratégie musclée de réduction de la consommation de pétrole. Il se trouve dans ce document des informations extrêmement importantes, voire puissantes, qui je l’espère vont circuler largement et se rendre auprès des décideurs les plus concernés. » – Philippe Dunsky, Président, Dunsky expertise en énergie
  • « Une stratégie de réduction de la consommation de pétrole amènera indéniablement des actions qui favorisent l’exercice physique et qui diminuent la pollution. On peut ainsi anticiper des améliorations immédiates et importantes de la santé publique, et pour tout le monde, jeunes ou vieux. Ces améliorations, ce sont aussi des économies substantielles pour les finances publiques du Québec. » – Pierre Gosselin, médecin-conseil à l’Institut national de Santé publique du Québec, spécialisé en santé et environnement

Tweets suggérés

  • 20 G$ de + en 6 ans au Qc? Oui! Si on réduit de 12 % la conso de #pétrole. Une étude écono$ du @RNCREQ en fait la démonstration : http://bit.ly/PNPEetude cc @PNPE
  • Saviez-vous que la fuite des capitaux pour acheter #pétrole et voitures au Qc = 27 G$?
  • Le déficit commercial pétrolier représente aujourd’hui près de 5 % du PIB…
  • L’importation de #pétrole et voitures est bcp + grande qu’exportations d’aluminium, aéronefs et papier
  • Le transport privé arrive 2e dans le budget des ménages (18%, soit 9 000$/an) après le logement
  • Réduire de 12 % la conso de #pétrole au Qc en 6 ans = gain de 20 G$ sur la balance commerciale
  • Réduire de 12 % la conso de #pétrole au Qc en 6 ans = 130 000 emplois directs et indirects
  • Réduire de 12 % la conso de #pétrole au Qc en 6 ans = économies de 2000$ à 4000$ par an par foyer
  • Réduire de 12 % la conso de #pétrole au Qc en 6 ans = impact net de 300 M$ sur finances publiques