Non à Northern Gateway et aux oléoducs pancanadiens : communautés réagissent

Introduction

Diverses communautés dans le pays entier se tiennent la main et se mobilisent contre les projets d’oléoducs. Le projet Northern Gateway, dont l’approbation par le gouvernement fédéral a été communiquée au public quelques jours avant la Journée nationale des autochtones, transportera jusqu’à 718 000 barils de bitume de l’Alberta jusqu’en Colombie-Britannique. Ce projet a été rejeté par l’Union des chefs indiens en C.-B., qui rassemble plus de 20 Premières Nations, et l’union est prête à poursuivre le gouvernement fédéral devant un tribunal. Parmi d’autres projets pétroliers, l’oléoduc Energie Est traversera les territoires de 155 communautés autochtones entre l’Alberta et le Québec, même si le bénéfice économique pour le Québec sera minime. Plusieurs groupes environnementaux et de citoyens ont récemment exhorté le Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques à mandater le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement d’effectuer une étude sur le projet d’Énergie Est afin que le “Québec se dote d’un pouvoir d’autorisation de ce projet.” Avec une croissance accélérée de projets d’oléoducs au Québec et plusieurs coupures à des programmes sociaux, plusieurs Québécois sont maintenant en alerte et craignent la possibilité que le Québec se transforme en Alberta.

A faire

 

Points clés

  • Les oléoducs traverseront les territoires des peuples autochtones qui n’en veulent pas. Que ce soit au Québec ou en Colombie-Britannique, plusieurs Premières Nations luttent contre les projets d’oléoducs, car ils auront un impact direct sur les communautés et territoires tout le long de leur trajectoire.
  • Les Premières nations de la C.-B. sont cruciales pour le processus d’approbation de l’oléoduc, et ils continueront de s’opposer fermement aux tentatives du gouvernement fédéral de leur « courtiser ». Le gouvernement fédéral est tenu de faire face à de longs délais judiciaires à moins d’obtenir l’approbation de groupes des Premières nations situés au long de la trajectoire du pipeline. Malgré les tentatives inquiétantes de « courtiser les Premières nations de la côte ouest », de nombreux dirigeants des Premières nations ne sont pas convaincus et s’opposent à ces projets, car ils reconnaissent que cela n’est pas dans l’intérêt de leur peuple.
  • Aucune des conditions du premier ministre Clarke pour l’approbation de ce pipeline n’a été respectée. Avant d’accorder un agrément à Northern Gateway d’Enbridge en Colombie-Britannique, la première ministre Christy Clarke a précisé que cinq conditions doivent être remplies, y compris la protection marine, la protection en cas de déversement, et la participation des Autochtones. Ces termes n’ont pas encore été respectés.

 

Documentation

Actualités

Audio 

Top Vidé

Citations clefs

Plus de tweets